Oui,je sais,les vacances sont hélas déjà terminées mais pourquoi ne pas s'offrir ici,une petite rallonge en se souvenant de celles de nôtre enfance...
Cette fois j'ai envie de me remémorer,des vacances à la campagne bien que la majeure partie de celles-ci se passaient plutôt à la mer.
J'aimais bien aussi celles que nous passions dans le village de ma mère situé au fin fond du Berry.

Autrefois les vacances,pour plusieurs,c'étaient une épopée,que l'on parte en voiture,en autocar ou en train,voire en michelin.
Tout semblait bien compliqué,même insurmontable à l'époque
mais tellement excitant et merveilleux car on prenait encore le temps de vivre.
Je fais là un petit clin d'oeil à cette chère Hélène et son jardin,en parlant trains...
Un vieil oncle de maman retraité de la S.N.C.F., disait toujours en venant me chercher en gare de Vierzon, que la meilleure locomotive au monde était la CC7107 qui avait battu un record de vitesse entre Facture et morcenx dans les Landes,avec une vitesse de 331 km à l'heure en mars 1955.
Moi j'adorai le train par contre la voiture et le car nettement moins...
Lorsque qu'on m'expédiait seule par le train ,je prenais un vrai train comme je disais pour le différencier de la micheline qui était plutôt réservée pour de courts voyages.
Je fais une petite parenthèse en vous disant que la micheline fut la première automotrice montée sur pneumatiques. En 1930, elle fût baptisée du nom de l'entreprise constructrice MICHELIN.
Mon train était de ces vieux trains à compartiment qui s'arrêtait à toutes les gares :
"Les Aubray trois minutes d'arrêt " claironnaient les haut- parleurs
alors moi de ma fenêtre je regardais les vas et viens des voyageurs pressés ,n'osant pas descendre du coup qu'il reparte sans moi... Puis je finissais par arriver en gare de Vierzon où j'apercevais mon oncle sur le quai, qui m'attendait .Nous avions alors encore une cinquantaine de kilomètres à faire pour gagner le village et cette fois en voiture...
Est ce que certains d'entre vous se souviennent des gardes- barrières,qui lorsque la sonnerie annonçant le passage du train, sortaient de nuit comme de jour,emmitouflés dans leur pèlerine avec une casquette sur la tête. Ils ou parfois elles , tournaient alors une grosse manivelle, afin d'abaisser les barrières des passages à niveau. Ce qui était chouette, c'était lorsque la voiture
été stoppée par les barrières, quelque fois, l'attente était longue, les gens alors
coupaient les moteurs et des discussions s'engageaient entre passagers sur toutes sortes de sujets, histoire, de faire passer le temps. Enfin nous apercevions le train dont le conducteur en passant, faisait retentir le sifflet de la locomotive. donnant ainsi le signal au garde-barrière qu'il pouvait remonter les barrières.
Les voitures redémarraient dans un grand vacarme, se dispersant sur différentes routes de la région. Parfois on voyait quelques habitants du coin traverser les voies à pied ou à vélo,par de petites portes latérales où de grandes pancartes, indiquaient :
" ATTENTION UN TRAIN PEUT EN CACHER UN AUTRE "
A la campagne,les vacances c'étaient aussi pour moi et d'autres gamins de la ville,la vie à la ferme des cousins,les parties de pêche,les moissons,les fruits et légumes frais...

Lorsque nous passions du temps à la ferme,
nous en profitions pour goûter au bon lait frais du jour.
La laiterie était moderne quoi que les cousins de mon grand-père,
préféraient traire encore leurs vaches à la main,malgré la trayeuse électrique que leurs enfants avaient acheté.
La fermière plongeait sa louche dans les grands seaux et nous versait du lait crémeux, encore tiède et mousseux dans nos pot à lait en zinc
et nous avions droit au surplus que nous buvions dans de grands bols. Oui ! J'entend déjà certains penser Berk ! C'est écoeurant,puis les maladies,c'est pas sain etc...
Mais dites vous que dans les années soixante,on ne pensait pas à cela et qu'il n'y avait pas encore de « la maladie de la vache folle » car dans les vieilles fermes familiales,on ne pensait pas à nourrir les bêtes avec des farines animales.
Ces braves vaches passaient leur temps dans le pré,à brouter tout simplement.
Sur ce j'en reviens à ma fermière et à son lait,on la regardait baratter son beurre et faire sa crème, la vraie ! Qu'elle préparait
dans des jattes de faïence ou de porcelaine recouvertes de mousselines blanches afin de les protéger des insectes.
Dans la grande maison de mon grand père, nous avions comme il disait « l'eau sur l'évier » mais nous devions nous servir du puits pour la vaisselle,pour arroser le jardin et laver le linge (Quoi que maman préférait le lavoir du village,histoire de papoter avec le voisinage)
Le puits servait aussi de frigo pour rafraîchir les bouteilles que l'on descendait au fond.
Je me demande encore comment je ne suis pas tombée dedans la tête la première,tellement je me penchais au dessus,histoire de voir si des petites fées n y avaient pas élu domicile.
En parlant d'eau,à la campagne dans ce temps là nous n'avions pas de douches ni de lavabo encore moins de baignoires quant aux toilettes n'en parlons pas...
La maison de mon grand père,malgré l'électricité,était plutôt restée dans l
'état où elle devait être au 19 ème siècle, disons du temps de l'enfance de mon pépé.
Donc pour nous laver nous utilisions de grandes bassines en zinc qui servaient normalement à faire bouillir le linge.
C'était rigolo de prendre son bain au fond du jardin bien caché
par un feuillage touffu .
Pour ce faire ,nous remplissions avec des brocs d'eau la bassine
le midi et nous la laissions en plein soleil afin que l'eau chauffe toute la journée ainsi le soir nous avions un bon bain tiède
Dans les chambres, nous avions une petite table où le matin maman nous déposait un petit broc d'eau chaude en porcelaine.

Les toilettes aie ! Un cauchemar j'avais la trouille car c'était un cabanon au fond du jardin équipé d'une fosse septique sur laquelle reposait une sorte de coffre en bois avec un trou et un rabat. Au mur,un clou ,où étaient accroché des feuilles de journaux.
Ce genre de confort était marrant, pour un mois,pour les vacances,mais par contre je me demandais comment mon grand-père déjà âgé pouvait faire ... Question d'habitude sans doute...
Une prochaine fois je vous parlerai de confiture et du village.
Loopy (Septembre 2008)
Les jolies colonies de vacances
Merci maman, merci papa
Tous les ans, je voudrais que ça r'commence
You kaïdi aïdi aïda. etc.....
de Pierre Perret
Qui ne connaît pas cette chanson !
par contre ce que l'on sait peut-être moins, c'est qu' elle fit, paraît il, scandale et fût interdite sur les ondes françaises dans les années 60
Cela vous dit quelque chose non! Les colos , à moi OUIIIIIII !
Puisse que nous sommes en juillet et que c est les vacances d' été j' aimerai rappeler à certains d' entre nous les colonies de vacances ..
C' était génial ! On s' amusaient comme des fous bien sur les 2 premiers jours
c' était un peu dur de quitter la maison puis on oubliait vite tellement on été occupé à s' amuser.
Les colonies de vacances étaient nées après la seconde guerre mondiale, les gosses qui pouvaient en profiter à cette époque là avaient un parent qui travaillait généralement dans des grandes entreprises, des sociétés nationalisées ou des fonctionnaires.
C' était pour nous l' occasion de découvrir la vie de groupe, nous menions une vie saine et active entre gamins de nôtre âge au grand air souvent à la mer ou bien à la montagne (personnellement j 'ai fait les deux) Les parents étaient sécurisés par le fait que nous avions un bonne encadrement par des moniteurs responsables.
Enfant, nous devions avoir nos vêtements marqués alors nos mères cousaient
de petits rubans blancs à l' intérieur des nos habits où elles marquaient d' un crayon rouge indélébile nos noms ou initiales parfois elles prenaient le temps de les broder.
Puis elles garnissaient une trousse de toilette d'une brosse à dent, d'un tube de dentifrice, d''une savonnette Palmolive , Cadum ou tout simplement un bout de savon de Marseille, un peigne et une brosse de plastique ( Vous savez ces petites brosses rondes de couleur en plastique) et elles n' oubliaient jamais la fameuse petite boite bleue Nivéa qui sentait si bon .Avec ça elle s ajoutaient les petits berlingot DOP doses de shampooing colorés et rigolos et le gant de toilette .
Le tout était entassé bien comme il faut dans une petit valise de carton pour certain ou de cuir de vachette pour d' autres.Souvent elles nous glissaient des enveloppes timbrées à l' adresse des différents membres de nos familles.Mais nous étions bien trop occupés pour les utiliser toutes, petits paresseux que nous étions.
Nous prenions en général ,le train ou le car en direction de la Bretagne,de la Normandie ou bien pour la montagne ,de l'auvergne ,du Cantal , des vosges et parfois des pyrénées mais cette dernière direction pour nous les petits, était fort rare si nous demeurions à Paris.
Que de remue ménage, de cris, quelques fois de pleurs sur les quais, que d' embrassades et de grands mouchoir blancs agités de part et d' autre au départ du train.Que de petites "têtes blondes" penchées par les fenêtres jusqu' à ce que les parents disparaissent de nos vues.
Nous arrivions bien fatigués mais excité ,pressés de découvrir nos quartiers où nous allions passer une quinzaine de jours.
Nos petits lits de fer ,les couvertures piquantes les drap un peu rêches mais fleurant bon la lessive , les batailles afin de savoir qui aurait le lit le mieux placés puis le soir au coucher l' extinction des feux ou nous commencions à chuchoter avec le voisin (dans mon cas la voisine) les friandises mangées en cachette et bien dissimulée sous nos lits..... la lampe électrique sous les draps qui nous servaient pour lire ou pour faire le zouave que c' était le fun !Je revois et ressens encore tout ceci en tapant cet article...
Le lendemain levé de bonne heure, la course aux douches ou aux lavabos les moqueries du pyjama , les cris, le bruit de l' eau etc.. puis subitement le sifflet du mono nous rappelant au calme nous gagnions le réfectoire ou parfois de longues tablées dehors pour nous régaler de tartines de pain de campagne au beurre et à la confiture puis le rassemblement afin de savoir les activités prévues pour la journée.Bien sûr avant les lits devaient être fait mais nous nous consolions bien vite en chahutant (style bataille de polochon).
Randonnées en montagnes ou baignades surveillées à la plage ou en lacs, selon où nous nous trouvions étaient de rigueur puis jeux de piste ou de ballons.
La veillée ça c' était chouette, on chantait à tu-tête ,on se racontait des histoires, certains d' entre nous parfois, préféraient rentrer pour jouer à des jeux de société ou pour lire des magazines ,des romans.
En Bretagne et en Normandie nous allions à la pêche aux crevettes ,nous ramassions des coquillages, faisions des concours de châteaux de sable...
C' était tout un changement pour moi, la petite fille habituée à la côte d'azur .
Lorsque nous étions en montagne hé bien c' était la randonnée qui nous menaient dans de jolis petit villages perdus ,nous admirions en petits citadins, les belles vaches et visitant les fermes des alpages nous buvions leur lait bien frais .Nous nous prenions pour des HEIDI ou des SEBASTIEN.
Nous avions quand même des corvées en plus de celles de faire nos lits ils nous fallait aider les mono à ranger les lieux qui nous accueillaient nous rouspétions bien un peu mais nous finissions par le faire en nous amusant.
Voilà ce qu' étaient les colonies de vacances des années 60 pour les p'tits mômes de ce temps là en France.
Plus tard, vers l' âge de seize ans nous pouvions s aller par l intermédiaire de centre de la jeunesse comme l'UCPA,UNCM... des organismes financés en partie par l' état plus exactement par le secrétariat à la jeunesse et aux sports.
Ces pendant ces séjours nous menions une vie simple en groupe avec principalement des activités sportives comme l' initiation à la voile, au ski, à la pratique de l' escalade,au canoë et même la plongée sous marine sur des lacs montagnards ou bien au bords de mer.Tout ceci se déroulait dans une bonne ambiance. Joie sport et sympathie était la devise de ces séjours.
Nous devions aussi partager les corvées d' entretien de la collectivités cela nous amenaient aussi à nous ouvrir à la société et nous responsabilisaient.
La règle de la bienséance, nous obligeaient à nous conduire en bons copains lorsque nous étions dans des camps mixes.
Un petite exemple de prix , en 1960 un stage de ski d' une semaine en Auvergne pouvait coûter 13 000 frs anciens soit 130 frs ce qui était assez onéreux .
Voici une petite citation qui disait :
Là nous avons fait le plein de liberté,d' aventures,de débrouillardise, de copains,
de randonnées, d' apprentissage à la voile,à l' alpinisme : somme devenus "GRANDS"
Texte de Loopy Juillet 2008
d autres images arriveront plus tard ......
lejardindhelene le 12-07-2008 à 16:55:55 (site)
Les colos...C'était la punition dont on me menaçait...Autrement dit je n'y suis jamais allée et je ne voulais surtout pas...Je crois que çà m'aurait fait le plus grand bien...
VOS P'TITES NOTES
annielamarmotte le 12-09-2008 à 11:04:23 (site)
j'admire le travail de recherche....
ooz le 11-09-2008 à 22:04:31 (site)
c'est vraiment comme si on y était, merci Loopy
valbe le 11-09-2008 à 21:53:45 (site)
je viens de découvrir ton blog grâce à Hélène, j'apprécie beaucoup je reviendrais
Bé
May le 11-09-2008 à 21:39:04 (site)
Ça c'était pas drôle ces vieux cabinets de toilette!!!
Les mouches et tout et tout!!!
Oh la la!
Bisous et vive ma salle de bain!
May le 11-09-2008 à 21:36:50 (site)
Moi, en train, je me sentais "Madame" ;-)
Je trouvais que ça donnait de la classe.
Et que dire du bon lait qu'on buvait tout jeune......que c'était bon! Et maintenant, quand je vais chez des amis qui ont une ferme, plus capable de boire ce lait. Mon estomac ne veut plus.
Ah oui? 21 p.m. Mieux que rien!
Merci et lâche pas!
lejardindhelene le 11-09-2008 à 10:43:55 (site)
Magnifiques souvenirs ' Et merci pour cette évocation des trains...Surtout le souvenir du vieil oncle sur la CC7100, ma préférée...Superbe ton blog vraiment...
Bizzzzzz
Hélène